dimanche 20 juin 2010

(je lis ça et souris.....)
J’étais une amoureuse permanente dont les amoureux étaient changeants.
Aujourd’hui j’oserais dire : je ne suis amoureuse de personne.
C’est au creux de la nuit, ce sont de grandes tasses de thé brûlant, le thé de Ceylan parfumé à la rose, à l’orange et à la pomme, celui que M. m’a ramené d’Allemagne. Je travaille presque correctement, dans mon pull noir de danseuse étoile, avec les Converse de ma soeur aux pieds, derrière mes lunettes qui me rendent plus sévère. Le travail et l’attention concentrée sur les textes de politique m’occupent suffisamment pour cacher le grand vide béant, comme si le trou laissé par la balle du revolver était recouvert d’un baume d’herbes : ça ne guérit pas la blessure de façon immédiate, mais ça en atténue lentement la douleur.
Je cherche cette douceur du baume, en attendant que la chair se reconstitue sous la peau enveloppe et que la vie reprenne.

jeudi 17 juin 2010

Ma soeurette rousse a accouché mardi matin d'une petite fille.
Merci aux nouveaux parents qui viennent de nous rajouter un peu de douceur au monde, et qui vont trimer pendant 20 ans pour que leur petit bout de douceur enrichisse l'humanité.
Chuis toute émue. J'adore les naissances.

Je suppose qu'il va falloir que j'arrête de lui envoyer des vêtements de grossesse.

lundi 14 juin 2010

Le vent avait chassé la pluie aux larges gouttes,
Le soleil s'étalait, radieux, dans les airs,
Et les bois, secouant la fraîcheur de leurs voûtes,
Semblaient, par les vallons, plus touffus et plus verts !

Je montai jusqu'au temple accroché sur l'abîme ;
Un bonze m'accueillit, un bonze aux yeux baissés.
Là, dans les profondeurs de la raison sublime,
J'ai rompu le lien de mes désirs passés.

Nos deux voix se taisaient, à tout rendre inhabiles ;
J'écoutais les oiseaux fuir dans l'immensité ;
Je regardais les fleurs, comme nous immobiles,
Et mon coeur comprenait la grande vérité !

samedi 12 juin 2010

Quelque chose de nouveau. Il fallait forcément reprendre depuis les fondations, fermer l’ancienne maison ou la laisser à l’abandon et bâtir quelque chose d’autre.
Ce sera quelque chose de plus facile à entretenir, et peut-être que je serai moins libre dans le choix des formes, des couleurs, des espaces, mais je n’ai plus tout à fait le temps de passer une nuit à faire des essayages de couleurs sur mon écran. Alors me voici prisonnière d’un blog, d’un modèle tout prêt – très adaptable, en réalité – et puis tant mieux, je pourrai mettre des liens partout, créer un fouillis de textes en tous genres, une jungle d’écriture en ligne.
Ca me plaît bien en fait, ce truc tout neuf alors que les personnes changent, alors que les envies d’écrire évoluent. Des textes très courts, des langues différentes, de l’humour dans les replis du tragique, de la légèreté. Un parcours à travers Internet, les sites et les articles traversés, les images absorbées, les mélodies retenues, les désirs éveillés – un vrai weblog en somme.

jeudi 27 mai 2010